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Interlude Littéraire : Aurélien - Aragon

jeudi 28 juillet 2011


Aurélien est encore un de ces livres qui m'a bouleversé, il m'aura fallu du temps pour le lire, pour comprendre toutes les subtilités de cette histoire comme on en fait aujourd'hui peu. Aurélien rejoint donc "l'Éducation Sentimentale" de Flaubert sur l'étagère des livres à lire relire, relire et encore relire. La rêverie perpétuelle du héros, cet amour si véritable qu'on si perd totalement, des mots si bien choisis par l'auteur, tout cela fait que l'œuvre approche de la perfection, avec cette fin si perturbante. Toute personne prenant la peine de s'attaquer à ces 600 pages comprendra de quoi je parle.

Aragon y décrit une société exaltante entre les deux guerres, profitant des plus beaux lieux de Paris avec des personnages cherchant à s'aimer pour se rassurer d'une certaine façon sans savoir s'il cela durera, si cela est véritable et non une simple chimère comme il en existe tant dans notre vie de tous les jours. On se rend alors compte que parfois même si l'on souhaite quelque chose, notre vécu personnel est plus fort et agit telle une entrave à nos sentiments. Aragon a mis beaucoup de sa vie personnelle dans cette œuvre, ce que l'on ressent totalement, personne ne pouvant réellement décrire ce "flou" sans l'avoir vécu.

Ce titre est de plus le quatrième du cycle du "Monde Réel"
(Les cloches de Bale, Les Beaux Quartiers, les voyageurs de l'Impériale, Aurélien, Les Communistes)



Voici deux citations que j'ai tiré du livre qui m'ont beaucoup marquées

"Attendre est terrible, ne plus attendre est pire"

"Si on a regardé un homme jusqu'à ne plus voir en lui ce qui le fait différent des autres, le particulier en lui, il est bouleversant de retrouver, avec d'autant plus de force qu'on l'oubliait déjà, que l'essentiel en lui, c'est ce qui ressemble aux autres."




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